tour du lac de paladru
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Compte-rendu : Le Tour du Lac de Paladru 2019

Quand je me suis inscrite au Tour Du Lac de Paladru, en début d’année, c’était comme mon petit défi. J’étais en reprise de la course à pieds, j’arrivais à peine à faire 4km. Ces 14km de tour du lac étaient pour moi une façon de me prouver que je pouvais réussir. 

Après mon abandon du triathlon, il a été très difficile pour moi de reprendre confiance en moi. Je doutais de mes capacités à réussir, à progresser. Je me comparais sans cesse, et je ne sortais pas la tête de l’eau. Cette course, c’était aussi une petite revanche.

La prépa et veille de la course

Je ne pense pas que je puisse parler de prépa, disons que je me suis remise un mois avant à faire 3 sorties par semaine :

– Un footing de 30 à 45 minutes en début de semaine

– Un fractionné en milieu de semaine

– Une sortie entre 45 minutes et 1h le week-end

Je ne suis jamais allée au delà de 9km pendant ce mois ci. Pourtant, je n’étais pas stressée. Je savais que j’allais passer la ligne d’arrivée, que j’allais le faire. Ma seule appréhension, c’était la barrière horaire de 2h. En calculant avec mon chéri, on s’est rendus compte que si je courais ce tour du Lac à 7:00/km de moyenne, je serai finisher à 1h38minutes, ce qui me laissait 20 minutes de large. J’étais plutôt confiante et je n’ai pas stressé avant le jour J. 

La course

Levés à 6h30, j’ai mal au ventre mais je bois tout de même un café pour me détendre. Petit déjeuner avalé, traditionnel oeuf au plat et tartines de beurre de cacahuète. Nous voilà partis pour Montferrat. Arrivés sur place, je récupère mon dossard, l’attache, et suis fière de porter le numéro 25. Mon premier dossard à deux chiffres. Rien d’exceptionnel mais assez pour me faire sourire. 

Je prends place au départ, plutôt devant car je n’avais pas envie de devoir slalomer entre les gens au début. La course commence, je fais un dernier bisou à mon chéri qui m’attendra à l’arrivée. C’est parti pour 14km de plaisir.

La première moitié du tour du lac se fait assez facilement, je cours à bonne allure, 6:30/km. Je suis contente de moi, profite du paysage… Et la deuxième moitié commence à devenir plus difficile. Je m’accroche en me disant qu’au 10ème km, il ne m’en restera que 4 (quelle perspicacité !). 

Le problème, c’était les montées assez raides sur les 4 derniers km qui m’ont fait marcher à un moment donné. Mais au final, je grimpais aussi vite en marchant rapidement que ceux qui couraient donc j’ai marché pendant quelques mètres avant de m’y remettre jusqu’à la fin. Sur le côté, une bénévole me crie que c’est de la descente jusqu’à la fin, ce qui me rassure ! 

Même si c’est de la descente, ça reste difficile et le mental prend le relais. Au 13ème km, je me rends compte que ça y est, plus qu’un km et j’ai fini ! Je suis au bord des larmes et je me dis que je suis capable. Je me promets de ne plus douter de moi. 

Lorsque je passe l’arche, je vois inscrit 1:37:40. Ce n’est que 20 secondes de moins que ce que j’avais prévu, mais cela suffit à créer une véritable explosion de joie à l’arrivée. Wow, j’ai couru le tour du lac de Paladru presque sans m’arrêter ! C’était tellement dingue !

tour du lac de paladru

Bilan et futurs objectifs

Nous sommes à J+2 de la course, et je sens que ce petit corps vaillant a tenu le choc difficilement. J’ai un peu mal aux chevilles et au genou droit. Je suis donc au repos pendant deux semaines. Ensuite, on reprend la prépa pour les 10km annuels de la Run In Lyon. J’ai tellement hâte !

Après le triathlon, j’ai beaucoup réfléchi, fait le point, sur mes envies et mes objectifs. J’étais complètement perdue, dans une dynamique qui ne me plaisait pas. J’ai renoué avec mon amour de la course à pieds, et je sens que ça paye car je suis de plus en plus motivée et impatiente. J’ai retrouvé la passion de mes débuts et je suis prête à aller plus loin, cette fois-ci.

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